Comment Affinity a terrassé Adobe
ou La méthode « Click » appliquée en direct
ou La vérité sur les coûts cachés de la création de contenu : pourquoi Au Confidential Planet nous avons choisi de passer d’Adobe à Affinity pour une stratégie digitale plus agile.
Cet article est un billet qu’on a décidé d’écrire comme faisant partie d’un ensemble qui n’a pas de frontières : celui des graphistes.
Pour autant, à travers la passion du métier, il s’y trouve des informations clés pour vous et votre entreprise. Vous-même souscrivez-vous peut-être à la suite Adobe pour votre studio graphique et souffrez de leur monopole. Une pensée pour notre ami Bert, imprimeur, qui se passerait bien du poids d’une telle licence, d’autant qu’il en possède 4. Cet article est pour lui et pour les entrepreneurs qui se reconnaîtront.
L’info essentielle de l’article
Affinity by Canva passe en totale gratuité, est Adobe friendly et propose un environnement unique (pixel, vector, mise en page aka Photoshop, Illustrator, Indesign tout en un), avec une grande fluidité. C’est une révolution dans le monde de la PAO.
L’histoire dans l’histoire c’est la stratégie qu’a mis en œuvre Affinity pour faire passer son message. Le Confidential Planel vous en parle à la toute fin de l’article.
Allez, ça commence, on vous raconte.
Adobe, au Confidential Planet, tout a commencé en 2000
Au Confidential Planet, on utilise la suite Adobe depuis 2000. Depuis l’université. On les a vu avaler Macromedia dont il ne reste presque rien. Des alternatives à Adobe ? Gimp ou consort : même gratuit, non merci. Faire l’effort se changeait vite en une punition. On a appris, et travaillé aussi sur versions crackées, profité des licences de nos employeurs autant que possible.
Avec Adobe, ça a toujours été compliqué : devoir craquer la licence pour travailler, subir leurs changements brutaux de politique, la mise à mort de nos logiciels fétiches, la reprogrammation soudaine de raccourcis historiques, l’inopination des apps (terme inventé, du verbe imaginaire “inopiner” et commun à tous les graphistes qui signifie voir des heures de création graphique disparaître en fumée de manière soudaine et sans possibilité de récupérer quoi que ce soit.) , avoir à subir les lenteurs de leur suite sur notre machine, d’année en année alors que celle-ci est pourtant toujours plus performante.

Et surtout, comme nombre d’entre nous, on les a vu passer du business modèle de la licence à l’obligation de s’abonner.
2010 toujours accroc désormais Infidèle
On les a aussi vu stagner dans leur format quand de nouvelles applications, elles, intègrent les contraintes de notre métier de Community manager : le montage vidéo sur mobile, ou la création rapide de stories par exemple.
On a vu le format portrait ne jamais arriver dans mes presets web.
On s’est vu faire de la création de wireframe tout naturellement sous Balsamiq puis sous Figma.
On a fini par multiplier les apps au fil des années parce qu’Adobe ne convenait plus pour tout ou s’avérait trop gourmand ou trop long à ouvrir par moment, et qu’on avait plus vite fait de travailler directement sur son mobile ou sur une autre app.
Avant Canva, on a pu recommander Pixlr à ceux qui ne cherchaient qu’un outil rapide et pratique.
Sous emprise
L’hégémonie d’Adobe, jusqu’à ce matin au Confidential Planet, on pensait que rien ne viendrait vraiment changer ça.
Encore que, quelques signaux faibles ont commencé à apparaître ces dernières années, jusqu’à s’amplifier clairement en 2024, quand les « nouveaux” pros /cette nouvelle génération de CM qu’ici on adore même si on n’adhère absolument pas à tout mais qui nous apprend beaucoup et qu’on aime observer, et écouter/ jusqu’au jour où donc, de façon décomplexée, ils ont intégré Canva dans leur workflow. Nous : “Hérésie !” (haussement d’épaule).
Serviable, on l’avait adressé il y a quelques années à la famille pour ses faire-parts de naissance et les cartes d’invitations aux anniversaires qui ont suivi. Tout le monde était ravi de ce compromis.
Concentrée sur le contenu, il nous arrive de l’utiliser en complément de Slides pour faire de beaux compte-rendu de campagne sans trop nous fatiguer sur l’aspect.
Pour tout le reste, et notamment l’usage d’Illustrator, notre outil fétiche, utiliser Canva était juste hors de question.
Accroc jusqu’à payer pour l’avoir
Au Confidential Planet, notre toute première souscription date de mars, à la création de la structure. Nous avions décidé cette fois de la jouer à la régulière.
Quelques semaines plus tard, on a appris qu’ils avaient utilisé les créations déposées sur leur cloud par les graphistes pour entraîner leur IA et que dans le même temps ils allaient augmenter leur abonnement.
Juillet 2025, ce documentaire opère comme une première déflagration dans l’univers Adobe : Le BOYCOTT Adobe a Commencé. Et ça fait mal.
Allez encore un peu de CC
La relation avec Adobe CC est tellement toxique qu’à l’annonce d’Affinity (by Canva) ce matin on s’est dit : “hum, totalement gratuit ? à vie ? ok c’est encore moi le produit…🤨”
Puis l’annonce est tellement “Game changer”, tellement brutale, tellement inespérée et tellement inestimable, qu’on est allé tester l’outil.
Oui, il va falloir un temps de transition.
Nos fichiers (tous nos fichiers Adobe oui oui) montent bien sur l’app même s’il y a quelques ajustements à faire, ce qui peut être long.
Nous ne sommes plus emprisonnés dans le monde Adobe. C’est fini. On peut partir.
Nous allons passer de 70 € / mois à 0 € / mois pour un outil plus rapide, une interface assez fun, une interface unique vecteur, pixel, mise en page (non mais c’est un truc de dingue).
La bonne nouvelle, c’est qu’immédiatement au Confidential Planet, on s’est dit qu’on allait en réinjecter un tiers dans de nouveaux outils (et que ce serait largement suffisant). Un gros bénéfice en qualité de service, sans perte de qualité de prestation, avec une compatibilité (portabilité des fichiers) garantie.
On a même repéré des raccourcis intégrés, plus malins que sur les logiciels Adobe. De quoi faire exploser la créativité.
L’outil devient (enfin va vite devenir) totalement secondaire pour que la créativité prenne bien toute la place. Fini les lenteurs, plus de frais, et on se demande comment ils y sont arrivés mais beaucoup moins de fenêtres !
Il reste encore 4 mois d’abonnement, que nous allons maintenir avant de vraiment décider de partir définitivement, mais la décision semble prise.
Le choc ultime c’est que, tandis que la nouvelle génération ne s’interrogeait pas spécialement sur la compatibilité de Canva avec les machines des imprimeries, et leur faisait passer quand-même les fichiers, cette fois, Affinity dispose de tous les réglages nécessaires. Indesign aussi est mis KO.
La transition n’est pas totale mais largement compensée par ces 3 points de pivot qui en font une offre irrésistible et qui fait Click :
- Un espace unique, fluide et ultra-rapide
- Le contrôle total de ses créations conservé
- Tout gratuit. (Les options IA pour 13€ en option contre un abonnement complet à 76 € chez Adobe et un environnement fractionné, complexe et des lenteurs).
“Après seulement quelques jours, vous y serez largement habitué, et vous ne pourrez plus revenir en arrière.” Phonandroid
1M+ de téléchargements en 4 jours
En l’espace d’une annonce, le monde de la PAO a basculé.
Quand on a lu les messages d’Affinity, on a beau savoir qu’il s’agit d’une société,on a ressenti quelque chose comme un grand soulagement et aussi un peu d’émotion : “Nous comprenons que vous ayez du mal à y croire et que vous cherchiez le piège. Nous considérons que les graphistes ont suffisamment été maltraités et que la création ne devrait avoir à subir ce genre de pression.”
Que l’on croit ou non à leur énoncé, factuellement, la solution est là.
Affinity déclare plus d’un million de téléchargements 4 jours seulement après leur annonce de gratuité à vie.
Dans un monde où tout dégénère, ce type d’annonce résonne comme le mirage d’une oasis.
A surveiller : le prix de l’IA s’enflammera-t-il ? En attendant, pour les créatifs et les entrepreneurs, ça ne peut pas être pire que le monopole actuel d’Adobe.
Pour en savoir plus :
Comment Affinity peut-il être gratuit ?
Comment Affinity a décollé si vite

D’un point de vue Business, comprenez le succès fulgurant d’Affinity : lisez Click | Éditions Eyrolles ma reco business pour vous remercier d’avoir lu cet article.
Et vous ? Avez-vous identifié votre Gorille de 400 kg ? Ce concurrent que vous êtes prêt(e) à terrasser ?
En cas de besoin, contactez the Shadow Copywriter.
Je m’appelle Caroline. Je suis réelle.
Je vis dans la région de Bordeaux.
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