Édition Numérique • Vol. 2026 • Villenave-d'Ornon
Météo : Orageux pour la concurrence
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IA générative, faut-il avoir peur ?

Nous sommes mi-juin et dehors le tonnerre gronde encore. L’orage est passé, la grêle est tombée et la pluie est chaude.
Assise sur mon canapé, je patiente en parcourant LinkedIn. Un message sponsorisé m’invite à devenir formatrice d’IA contre confort et fortune.
La voici ma crainte du moment : que l’IA réduise les meilleurs d’entre nous à de simples opérateurs de saisie.

Par notre faute : par facilité, par manque de temps, par appât du gain… ou même par manque de confiance ou simple naïveté 🤷‍♀️

L’IA réduira-t-elle les meilleurs d’entre nous à de simples opérateurs de saisie ? (Bonne nouvelle : les meilleurs, non) - Capture d'écran de ma messagerie privée by Caroline Notari©

J’ai connu l’arrivée du web pour les imprimeurs, puis de Vistaprint pour les graphistes, et des templates WordPress pour les web designers. J’ai survécu au déclin foudroyant de Flash* avec l’arrivée du HTML5, et l’avènement du JavaScript. On s’est adapté, on a modifié nos métiers, on a évolué avec tous ces changements et on est resté ultra motivé. Naturellement, puisque c’est ça le web. 😀 De nouveaux très beaux métiers sont arrivés et j’en ai fait quelques-uns : UI-UX designer, Community manager, Social media manager, Copywriter 🥰 Mais là, parfois, pour la première fois, je me demande quand même bien où ça va nous conduire cette fois.🤔

Et il y en aura encore qui en auront salement profité. Et c’est ainsi que je traverse les décennies dans mon métier : avec intégrité. Personnellement, j’ai préféré fermer ma boîte en 2012 plutôt que de vendre cinq fois le prix d’un template que je n’avais acheté que 50 € à quelqu’un qui pense que je l’ai créé moi-même. Cette fois-ci, ça recommence : conserver son intégrité, ne pas dévaluer son intelligence humaine et trouver le moyen de tenir comme le font les créateurs : menuisiers, ébénistes, souffleurs de verre, céramistes face à la production de masse. Grande joie, ces métiers existent encore 🤩 Et moi, je continuerai d’écrire pour les marques, les savoir-faire qui ont du sens et auxquels je crois. Pas de panique en somme mais, comme à chaque fois, bien régler son cap et naviguer finement dans la tempête. 

capture de mon projet "turn on magazine" depuis l'interface Adobe Flash

Culture gé

* »C’est quoi Flash ? »

Quand j’ai commencé dans le web, j’ai découvert un logiciel incroyable et j’en ai immédiatement fait ma spécialité : Flash, aujourd’hui « Animate » était un logiciel de création multimédia (édité par Adobe après le rachat de Macromedia) qui m’a permis à l’époque de travailler pour de beaux studios d’animation sur Angoulême, de trouver mon premier emploi stable en agence de publicité, ou bien encore de dispenser des cours de multimédia aux enfants et aux adultes en situation difficile pour leur montrer une autre voie possible.

Flash a disparu pour des raisons de sécurité, son player étant systématiquement attaqué, mais disposait de grandes possibilités. Animate est censé le remplacer, mais c’est After Effect qui a pris le lead dans le multimédia et Toon Boom qui s’est faufilé dans l’industrie du dessin animé pour ce qui est de l’animation.

En ce qui concerne les effets spéciaux (l’étape du compositing), After Fx a toujours été leader dans le milieu. Mais c’est en train de changer.

L’autre raison du crash du Flash a été le faussé du langage de programmation entre sa version 2 et l’ActionScript 3, leur faisant perdre la presque totalité des graphistes qu’ils avaient pourtant acquis.

Animate n’a été relancé par Adobe que beaucoup plus tard. Le logiciel reprend Flash, mais n’est plus adapté au web d’aujourd’hui.

Aujourd’hui, avec les applications, les plug-ins et maintenant l’IA, est-ce toujours nécessaire de savoir animer ? C’est un autre sujet de blog mais il va de soi que de mon point de vue, oui.

De nouveaux acteurs sont arrivés sur le marché.
Vous pouvez tester :